Une passion qui défie le temps.

Maurice Kieffer 
se passionne pour les cadrans solaires. 
Il fabrique ces horloges d'un autre temps.
EMAIL: maurice.kieffer68@wanadoo.fr
 


C'est au travers des cours de gnomonique  ( la science des cadrans solaires) de M.Roth, dispensés à l'Université Populaire, que  Maurice Kieffer a commencé il y au une dizaine d'années à s'intéresser aux cadrans solaires.  Ces cours, qui consistaient surtout en des calculs et de la construction, l'ont vite amené à se lancer dans des recherches plus approfondies sur la question. Un hobby partagé depuis lors par son épouse. Difficile, en effet, de ne pas être impressionné par cette technique développée par nos ancêtres...
 
L'histoire des cadrans solaires est fort ancienne. Ces  horloges archaïques étaient très nombreuses, disposées un peu partout et surtout sur les églises : « Les cadrans solaires servaient à indiquer aux fidèles l'heure de la messe », explique Mme Kieffer. De même, à l'intérieur de ces églises se trouvaient des méridiennes, qui permettaient d'indiquer la variation de l'heure sur le cadran solaire par rapport à l'heure réelle. C'est seulement au XVIII° siècle que la technique de  l'inclinaison nord/sud a été découverte en Occident, permettant enfin aux cadrans solaires d'indiquer l'heure exacte. Cette notion étant toute relative, puisque, comme le souligne Maurice Kieffer, « jusqu'en 1891,  les cadrans solaires indiquaient l'heure du lieu où ils se trouvaient. Après, avec l'invention du train, il a fallu uniformiser les horaires, et prendre comme référence une heure moyenne ». Et alors, les horloges ont peu à peu pris le pas sur les cadrans, qui ne connaîtront  leur renaissance qu'avec le XX° siècle.

 Un hobby très prenant

Mais avec des passionnés comme les Kieffer, le cadran solaire n'est pas prêt de tomber dans l'oubli. L'intérêt de Maurice Kieffer pour cette discipline tient aussi à sa pluralité. En effet, cet ancien dessinateur industriel y retrouve le dessin, mais a aussi à faire avec «  l'astronomie,  la trigonométrie, l'informatique ; et puis il faut aussi être un peu artiste, historien, et... bricoleur ! Alors depuis que je suis en préretraite, je n'ai plus le temps ! », constate-t-il.
Et bricoleur de talent, il l'est: artiste dans l'âme, il a réalisé plusieurs magnifiques cadrans solaires, dont l'un aux couleurs de l'arc-en-ciel, peint sur l'un des murs de sa maison, à Steinbach.
M. Kieffer n'en continue pas moins de s'intéresser à la théorie gnomonique: il fait partie de deux associations, la SAF (Société Astronomique de France] et la Dasypodius (association alsacienne qui a pris le nom du constructeur de  l'horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg).
 
Maurice Kieffer, souvent accompagné de son épouse, a ramené de ses voyages à travers la France entière une collection impressionnante de photos des cadrans solaires. Et l'on découvre que d'objet utilitaire, le cadran solaire a su se muer en objet d'art; en effet, en dehors des cadrans solaires classiques, on en trouve de toutes les formes, et notamment en « balancier »

 Un projet d'inventaire sur la région
 

 Les cadrans solaires sont nombreux en Alsace avec quelque 600 exemplaires sur les deux départements. Mais ce sont des œuvres  d'art fragiles : « Un coup de peinture,  et  le  cadran  sur  un  mur disparaît. C'est malheureusement fréquent», déplore Maurice Kieffer qui a un vaste projet d'inventaire, canton par canton, des cadrans solaires d'Alsace. Dès que vous apercevez un cadran solaire, n'hésitez  pas à  le contacter! Des feuilles  de  renseignements  très précises sont déjà prêtes. Si la SAF  dispose d'une banque de données sur les différents cadrans solaires existant en France, et qu'un livre a déjà  été  publié sur ce  sujet concernant l'Alsace, l'inventaire n'est jamais  terminé ;  et  sans doute bien des trésors se cachent- ils encore au-dessus de nos têtes !
Maurice Kieffer est bien déterminé à  compléter cet  inventaire, et à aller jusqu'au  bout  de  sa  passion.
                                                         
                        
    
  
       
JULIE SCHITTLY                                                                                                                                                                               
                                                                                                           Article : Alsace / 11.12.2001
 


Devises religieuses   figurant sur des cadrans solaires
 

                                                                                                 

 

  Madame Michèle BRUEL RUPP                    bruel.michele@wanadoo.fr 

Sociétaire de l'Académie Européenne des Arts-France.
Artiste peintre autodidacte, Michèle peint depuis toujours. Elle découvre les peintures anciennes sous verre et prend conscience de la force de la lumière dans cet art.
Atypique, Michèle admet son attirance pour le style figuratif: fleurs, paysages, scènes intimistes d'antan, naïfs... suivant son besoin d'expression.

Quelques salons et distinctions:
Médaille d'Or: Saint Arnoult en Yvelines 78
Prix Conseil Régional Poitou-Charentes: Magné 79
Médaille Argent: Lyon 69 - Dijon 21 - S.Arnoult en Yvelins 78
Médaille d'Or: Salon International des Lauréats Horbourg-Wihr 68
                         Saint Florent/Cher 18 - Académie Europ.Arts Paris

Quelques mots sur la peinture sous verre:
La tradition de la peinture sous verre remonte à la nuit des temps, mais c'est au 13° siècle, sur l'île de Murano, qu'elle se développe. Puis elle émigre vers d'autres pays et en particulier près des multiples verreries. Toutes les régions du globe ont plus ou moins connu,à un moment de leur histoire, les "sous verre". Haute en couleur, la peinture sous verre s'inspire souvent, à l'origine, de sujets religieux.
Elle connaît un important développement dès 1750 et à partir de 1870 c'est la décadence provoquée plus particulièrement par les nouvelles techniques ( ex .les lithographies coloriées dans le genre de l'imagerie d'Epinal).
Il y a la peinture naïve réalisée schématiquement; il y a aussi la " facture savante".
Comme son nom l'indique, la peinture est réalisée derrière le verre et non sur le verre. La démarche est inverse par rapport à une peinture traditionnelle, de ce fait il n'y as pas de repentir possible.
Michèle s'attache à sauvegarder cette ancienne technique et donne à la peinture sous verre une nouvelle dimension et une facture particulière. Un " Bruel " se distingue des verre verre traditionnels.

                                                Ecrire à l'artiste: bruel.michele@wanadoo.fr
 

 

 

 

            


 Des œuvres de Madame Chantal Lack
                     

                                                                                             
     


Œuvres de M. Gérard Eidenschenck

                                    Ses modèles sont des femmes.

Gérard Eidenschenck modèle les corps humains. Sa prédilection va aux corps de femmes stylisés.

" Je prends une matière malléable, des argiles de différentes compositions et la transforme", explique l'artiste. " Je travaille une motte, j'y imprime la forme souhaitée et je la laisse sécher. Il faut ensuite la vider pour éviter qu'elle ne craque à la cuisson". Généralement, il opère deux cuissons avec ou sans patine.

Ses oeuvres, il en a parsemé sa maison et son jardin de Steinbach: fières sentinelles, elles veillent sur le bassin peuplé de poissons rouges; alanguies, elles reposent contre une marche d'escalier; un peu hautaines, elles vous toisent du haut d'une étagère de la cuisine; dans l'écrin du séjour, elles tiennent pleinement leur rôle d'oeuvres d'art.
  Beaucoup de personnages, de nus féminins, quelques animaux... Des créations qui tendent de plus en plus vers l'abstrait. Mais leur auteur est bien conscient des limites de son art: " On défie les règles, mais on ne peut pas les transgresser..." La recherche de l'harmonie et de la beauté est pour lui essentielle.
 Depuis une dizaine d'années, Gérard Eidenschenck, qui se définit comme un vrai manuel, a trouvé dans le modelage un dérivant idéal. " Il faut que je m'exprime avec les mains", nous confie cet ancien cadre technique qui a été initié à son art aux Ateliers d'Art de Vieux Thann " après avoir bricolé en dilettante". Le mineur.
 Mais un amateur "au doigté assez sûr."
D'abord élève d'Anita Pérez, il l'assiste aujourd'hui, prodiguant lui-même des cours de modelage à une quinzaine de personnes.
L'artiste créé volontiers, mais n'expose pas beaucoup: " Le dimanche, je préfère aller me promener. Je suis un fervent amateur de montagne!"
                            
                                Michelle Freudenreich

                                                                                     Dernières Nouvelles d'Alsace

 


Mon village

vu par les poètes.

Me promenant sur les hauteurs qui cernent mon village, je m'arrête un instant.
Je plonge mon regard sur ce village, je dirais même « mon » village, car j'y vis depuis mon enfance et tellement de souvenirs m'y attachent. Une petite pause... Je ferme les yeux et me laisse aller à rêvasser quelque peu aux années passées.
Les bruits que j'entends ne correspondent plus aux images qui défilent dans ma tête.
Il y a longtemps de cela, on entendait, dans la rue, les cris des enfants que nous étions (à la sortie de l'école, ou en train de jouer) les adultes qui discutaient....
Un bruit caractéristique de l'époque aussi, c'était les sabots, car, petits et grands, on circulait beaucoup en sabots, sauf le dimanche. Les cloches de l'église et la sirène de l'usine, qui rythmaient la vie du village, les unes pour appeler les fidèles, annoncer fêtes ou deuils, l'autre pour appeler les hommes au travail, à sept heures moins le quart le matin et à une heure moins le quart l'après-midi; ou alors à l'occasion d'incendies, car c'était la seule sirène du village. Aujourd'hui, la sirène s'est tue, du moins celle de l'usine; les cloches sonnent toujours, elles ont toujours le même timbre, mais sonnent un peu
moins souvent qu'autrefois... Aujourd'hui^ son des cloches dérange même l'horloge tape trop souvent, une fois par heure suffit.... Quant aux voitures, presque inexistantes, à part l'usine et quelques commerçants, leurs nuisances étaient insignifiantes; la rue appartenait aux habitants.
Le bruit des charrettes des paysans, tirées péniblement par les bœufs cahotant sur les routes et chemins (qui n'étaient pas ce qu'ils sont aujourd'hui) a été remplacé par le bruit des automobiles et les tracteurs.
Des bruits familiers étaient aussi ceux des animaux domestiques; tout le monde ou presque, avait sa petite basse-cour, ses clapiers et tous les jours on pouvait entendre le chant de la pierre à affûter glissant sur la lame de la faux; eh oui, il fallait couper de l'herbe fraîche tous les matins!
Les gens ne discutent plus guère dehors : les jeunes n'ont pas le temps et les personnes âgées n'en ont pas envie, elles sont mieux à la maison, la télé ?? Peut être...
Les enfants ne crient plus en entrant ou en sortant de l'école, ils n'encombrent plus la route, les voitures qui les amènent ou les cherchent le font à leur place...
Etait-ce la belle époque ?? En tout cas, c'était la nôtre et nous étions heureux....
Que de souvenirs !...
Je rouvre les yeux... L'église trône toujours à la même place, la mairie-école et l'usine, occupent toujours le centre du village, mais, aux alentours, que de changements !...
Le village s'est agrandi; des anciennes pièces de vignes, des champs, ont cédé la place à des pavillons, voire à de petits lotissements.... à l'endroit où, dans le temps, nous avions un petit jardin, s'élèvent des immeubles collectifs, « les blocs »; l'usine s'est considérablement agrandie tandis que son activité a tellement diminué...
La vie tourne... la vie change, les hommes aussi.
Tous ces souvenirs me laissent un peu mélancolique. Avant de poursuivre ma balade, un dernier coup d'œil et je ne peux m'empêcher de penser...il est toujours beau et je l'aime toujours « Mon Village »!

Armand Cerno 8/2/2003


STEINBACH

Steinbach, petit village charmant,

niché au fond du Val d'Argent,

blotti dans son écrin de verdure

lui donnant, en toute saison, fière allure.

Dans le vallon, ses mines, très renommées,

par le labeur de bénévoles longuement restaurées.

Qu'il est bon, le vin de nos côtes !

Son nectar ravissant le palais de nos hôtes.

Il est là, bien souvent, pour nous réconforter.

Nos amis sont toujours prêts à en redemander.

Qui ne connaît le rocher avec son " esplanade ",

devenu maintenant " rocher de l'escalade " ?

Goûtons à la beauté que la nature nous livre..

Steinbach est un village où il fait très bon vivre !

Jeannine Charbonnier