L'année chrétienne

Le calendrier 
des fêtes

Les couleurs liturgiques

L'année liturgique

Les objets 
de la messe

L'année chrétienne et les cycles liturgiques.

Après la résurrection de Jésus, et pour bien se démarquer des juifs qui, eux, célébraient le dernier jour de la semaine ( le septième, jour du « sabbat »),  les chrétiens ont fêté le premier jour de la semaine, jour de la résurrection de Jésus, le dimanche
C’est le tout premier cycle liturgique de l’année chrétienne ; il est hebdomadaire.

Plus tard, au II° siècle, apparaît le cycle annuel, celui de Pâques.
Au repas festif hebdomadaire, les chrétiens ajoutent la fête du « dimanche des dimanches » : Pâques, qui donnera naissance - en aval - aux cinquante jours qui mènent à la Pentecôte et - en amont - aux quarante jours préparatoires du Carême
Plus tard encore, au IV° siècle, apparaît la fête de Noël et, avec elle, un deuxième cycle annuel inauguré par l’Avent, quatre semaines avant Noël.
Enfin, à ce cycle des mystères du Christ (le Temporal), est venu s’ajouter un cycle de fêtes des saints (le Sanctoral).
Ainsi, comme le soleil est l’astre central autour duquel se meuvent ses planètes, Pâques est la fête par excellence qui donne aux autres leur mouvement et leur éclat.

·        La date de Pâques...
Liée au cycle lunaire, la fête de Pâques se célèbre le premier dimanche après la Pâque juive, c’est-à-dire après la pleine lune de l’équinoxe de printemps (= entre le 22 mars et le 25 avril).
Pour autant, Pâques n’est pas la fête du printemps, mais la fête du Christ ressuscité!

·        ...et de Noël
 Liée au cycle solaire, la fête de Noël se célèbre après le solstice d’hiver, quand (dans notre hémisphère) le jour regagne peu à peu sur la nuit.
Pour autant, Noël n’est pas une fête d’hiver, mais la fête de Dieu fait homme !

·        le dimanche
Week-end, cela veut dire « fin de semaine ». Dans la numérotation de l’administration (trains, avions), le dimanche porte le numéro 7, le lundi étant le premier jour de la semaine... Le dimanche, on souffle avant de reprendre le collier le lundi.
Oui, mais les quatre évangélistes sont unanimes : c’est un « premier jour de la semaine » que le Christ Jésus est ressuscité. Dans la manière juive de compter les jours (reprise par l’Église), c’est le samedi (sabbat) qui est le dernier jour de la semaine. Le lendemain, notre dimanche, est donc bien le premier jour de la semaine !
Si la langue française avait gardé le nom païen du premier jour de la semaine, notre dimanche s’appellerait « jour du soleil », comme en Allemagne (sonntag) ou en Angleterre (sunday). Puisant l’expression dans l’Apocalypse (1,10), les chrétiens nomment ce jour le « jour du Seigneur » (dominicus dies, qui a donné dimanche). Le dimanche est le jour où le Seigneur se manifeste aux siens comme le Ressuscité et le Sauveur.

·        Messe et repos
L’obligation de participer à la messe le dimanche ne date pas d’hier ni même d’avant-hier. Dès les premiers siècles, l’Église appelle inlassablement au rassemblement dominical : « Le jour du Seigneur, assemblez-vous pour la fraction du pain et l’Eucharistie », prescrit la Didachè (texte des premières communautés chrétiennes)... Recommandation que reprend Vatican II en disant du dimanche : « Ce jour-là... les fidèles doivent se rassembler. »
En 321, Constantin ordonne que le dimanche devienne le jour du repos. Ce repos, qui avait lieu le samedi chez les juifs, passe alors au dimanche chez les chrétiens. Au VI° siècle,  l’Église en fit une prescription religieuse.

                                                             

                                                                            

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                   Le calendrier des fêtes

         1. Avent   (4 semaines avant Noël) 

Le premier dimanche de l'Avent (= adventus, avènement) marque le début de l'année liturgique. C'est la période de l'attente de la venue du Christ.

   6.  Pâques  (entre le 22 mars et le 25 avril)

  Pâques (de l'hébreu « passage de... ») est la plus grande fête chrétienne. Avant Noël. Au  cours de la veillée pascale (dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques), on fête Jésus ressuscité, vainqueur de la mort et du péché, lumière du monde, et l'on allume au feu nouveau le cierge pascal qui demeure durant toute l'année le symbole du Christ venu illuminer nos ténèbres. Depuis le quatrième concile du Latran (1215), l'Église demande que le fidèle communie au moins une fois par an, et cela de préférence pendant le Temps pascal. D'où l'expression  « Faire ses Pâques. »

               2.  Noël  (25 décembre) 

 En célébrant Noël (= dies natalis, jour de la naissance), les chrétiens fêtent l'irruption de Dieu comme homme dans l'humanité, son incarnation.

     3.  Épiphanie  (1er dimanche de l'année)

 L'Épiphanie (du grec «manifestation »).  Symbolise l'universalité de la foi :
Jésus, reconnu par les mages, se manifeste comme le Seigneur de tous les
hommes.

   7. Ascension      (40 jours après Pâques) 

  Élevé de terre, Jésus n'est plus visible aux yeux des hommes. Désormais il est le Christ Seigneur, reconnu par les yeux de la foi.

 

        4. Carême   (40 jours avant Pâques)

    Le Carême (abrégé de « quarante » en latin) est le temps où les chrétiens sont invités à se «convertir», c'est-à-dire à se tourner vers Dieu par le jeûne, par la prière et par le partage.
  Quant au Mercredi des Cendres, qui précède le premier dimanche de Carême, il marque l'entrée en Carême.
    L'Église a supprimé la  loi du jeûne pendant le Carême, sauf pour le Mercredi des Cendres et le Vendredi saint, qui sont jours de jeûne et d'abstinence.

       8. Pentecôte     (50 jours après Pâques)

   A la Pentecôte (du grec « cinquante »), on célèbre la venue de l'Esprit sur les apôtres. C'est la naissance de l'Église.

             9. Assomption     (15 août)

  Après la Pâque de Jésus, on fête, au milieu de l'été, la « pâque » de sa mère : Marie partage pleinement la gloire de Jésus ressuscité.

 

      5.  Rameaux  (dimanche avant Pâques) 

  C'est le dimanche qui ouvre la Semaine sainte: on bénit les rameaux en commémorant l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.

            10. Toussaint   (1er novembre)

   C'est la fête, non pas des morts ( = le 2 novembre), mais du Saint par excellence, Jésus, et des saints et saintes, canonisés ou anonymes, qui, par leur vie et leur exemple, en sont le reflet.

                   Les fêtes mobiles

La Sainte Trinité : premier dimanche après la Pentecôte.

Le Corps et le Sang du Christ: premier dimanche après la Trinité. ( FÊTE-DIEU)

Le Sacré Cœur de Jésus : troisième vendredi après  la Pentecôte.

Le Christ Roi de l'Univers: dernier dimanche du  temps ordinaire.

          

                        Les fêtes fixes

2 février : Présentation du Seigneur au Temple (couramment la Chandeleur). En ce jour le vieux Siméon appelle Jésus « Lumière pour éclairer les nations », d'où l'utilisation de « chandelles » pendant la célébration.

25 mars : Annonciation du Seigneur.

6 août : Transfiguration du Seigneur.

14 septembre : Exaltation de la sainte Croix.

9 novembre : Dédicace de la basilique du Latran.  

Les fêtes chômées: Avant la Révolution, nombreuses étaient les fêtes chômées. Au moment du
                          Concordat entre Bonaparte et Pie VII, celui-ci a autorisé que le nombre des fêtes chômées - dites d'obligation - soit réduit à quatre en France: Noël, Ascension, Assomption, Toussaint, l'empereur s'engageant à ce que les fêtes chômées soient reconnues par la loi. Dans d'autres pays à tradition catholique, comme l'Italie, les fêtes religieuses légalement chômées demeurent plus nombreuses.

                                                                       

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                     LES  COULEURS  LITURGIQUES

   Dans l'année chrétienne,  la couleur du vêtement du  prêtre a une signification  très particulière.

  • Le blanc est utilisé pour  les temps de Noël et de Pâques ainsi qu'aux fêtes du Christ et de la Vierge: c'est la couleur de la lumière.

  • Le rouge est utilisé le dimanche des Rameaux,  le Vendredi saint, le jour de la Pentecôte ainsi qu'aux fêtes des martyrs : c'est à la fois la couleur du sang versé et celle du feu de l'Esprit.

  • Le violet est utilisé pendant l'Avent et le Carême ainsi qu'aux funérailles :
    c'est la couleur de la contrition ainsi que celle du deuil.

  • Le vert est utilisé aux dimanches du Temps ordinaire : c'est la couleur de l'espérance en la vie éternelle.

  • Peuvent être encore utilisés l'or (comme couleur des solennités) et le bleu (comme couleur de la Vierge Marie). Le Missel romain stipule en effet qu' « aux jours les plus solennels on peut employer des vêtements liturgiques particulièrement beaux, même s'ils ne sont pas de la couleur du jour ».

                                                                         

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Les objets de la messe


1. L'aube: c'est une longue tunique blanche. Son nom vient du latin " alba " qui veut dire blanc. 
   Le prêtre met par dessus l'aube une grande cape, la chasuble.( 1 a )

2. L'autel:c'est la table sur laquelle sont déposés le pain et le vin. Le prêtre y dit la grande  prière de la messe.

3. Les burettes: ce sont les petits flacons dans lesquels on met l'eau et le vin.

4.Le calice: cette coupe contient le vin.

5.Le ciboire: ce vase, souvent fermé par un couvercle, sert à garder les hosties consacrées.
                                                                       
6.L'étole:
cette longue écharpe de tissu est l'insigne du prêtre.

7.La patène: sur ce petit plat, le prêtre dépose les hosties.

8. Le tabernacle:
c'est une petite armoire où l'on garde le ciboire.

9. Une pyxide:
c'est une petite boîte dans laquelle on met des hosties pour porter la communion aux malades.

 
   10. Le missel: c'est le livre qui contient les prières                                                                  
   11. Le lectionnaire:  c'est le livre qui contient les lectures

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